mardi 26 février 2013

Suis-je la mère de l'enfant de Lachida Pati ?





Hier, au travail, une anesthésiste qui rentrait de vacances a déclaré qu’elle venait d’apprendre que notre bien-aimée Ministre de la Justice venait d’accoucher. J’ai ri en répliquant qu’elle avait quand même un peu de retard. Ben oui, notre vénérable Garde des Sceaux a tout même donné naissance à une petite Zohra vendredi 2 janvier. Pour ceux qui auraient manqué cet incroyable événement, tout s’est très bien passé. Rachida Dati a subi une césarienne mais s’est très bien remise. Trop au goût des féministes qui s’insurgent du retour à l’Élysée, cinq jours seulement après ce splendide saut dans la maternité à l’âge de 43 ans, de notre ministre adorée.

Alors que de nombreuses rumeurs et spéculations n’ont cessé de courir tout au long de la grossesse de Rachida Dati quant à l’identité du père, le secret est aujourd’hui encore très bien gardé. Tout le monde continue de s’interroger, sans succès. « Mais qui est donc le papa ? » reprennent en chœur les plus grands quotidiens. Une question qui permet à notre superbe déesse au sourire éblouissant de rester en très bonne place dans les magazines people.



Et si je faisais comme certains ? Et si je vous racontais une histoire ? Une histoire de Princesse ?

Je précise que le récit qui suit est une oeuvre de pure fiction. Par conséquent toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que purement fortuite.


Il était une fois, une petite fille venue au monde dans un grand et beau pays qui adore se vanter d’avoir inventé les Droits de l’Homme. Appelons ce pays Trance et cette petite fille Lachida. Lachida naît donc dans une famille unie. Un père maçon d’origine marocaine, une mère algérienne élevant ses douze enfants avec optimisme et foi. Elle grandit en rêvant de côtoyer ces héros qu’elle voit à la télévision et dans les magazines. Obligée de travailler très jeune, elle commence à 14 ans par faire du porte à porte pour vendre des produits cosmétiques. Elle anime également un centre aéré et travaille même dans une grande surface. Puis, alors qu’elle a 16 ans, elle devient aide-soignante dans une clinique privée pour financer ses études. Finalement, à l’âge de 21 ans, se présente l’occasion pour Lachida de réaliser ses rêves. Alors en faculté d’économie à Pijon, elle apprend que l’ambassade d’Algérie donne une réception à la capitale de Trance, Varis.

Lachida s’y rend donc et, grâce à son sourire étourdissant, sa force de caractère et sa volonté, elle parvient à convaincre de ses capacités. Elle obtient un poste de comptable dans une grande entreprise tout en continuant, en parallèle, ses études.

Et la voilà, à seulement 41 ans, devenue Ministre de la Justice de Trance. Une sacrée performance, une sacrée revanche.

Une carrière professionnelle qui décolle mais une vie privée qui reste secrète. Travailleuse acharnée, Lachida a tout sacrifié pour atteindre cette place, tout, même l’amour. Elle se dit que sa vie est comblée maintenant qu’elle apparaît en première page des journaux. Dans le jacuzzi de son petit appartement de fonction, alors qu’elle sirote un verre de vin blanc, elle regrette juste de n’avoir personne avec qui partager sa réussite.

Mais un jour, dans les couloirs de l’Élysée, Lachida, qui va être en retard pour les vœux du Président, le grand Ricolas Zarkosy, percute de plein fouet la belle-sœur de ce dernier. Alors que Lachida tente de s’excuser tout en remettant son escarpin qu’elle vient de perdre (il n’est pas aisé de courir dans les couloirs de l’Élysée en talons) Lachida lève soudain les yeux sur l’obstacle vivant qu’elle vient de heurter. Son regard est à cet instant captivé par la beauté de cette blonde aux yeux bleus rieurs qui n’avait aucune envie de se soumettre à cette obligation annuelle. Le sourire qu’ébauche la jeune femme subjugue la Garde des Sceaux qui, l’espace d’un instant, oublie qu’elle est très en retard.

Heureusement, Valérie la rappelle gentiment à l’ordre en déclarant « Nous ne pouvons pas arriver toutes les deux en retard, ce serait du plus mauvais effet. Courez encore un peu, j’ai l’habitude d’être le vilain petit canard. » Des paroles qui touchent Lachida plus qu’elle ne veut bien le reconnaître. Elle, née et élevée en Trance, mais que l’on dit malgré tout étrangère alors qu’elle n’a connu que ce pays. Elle qui se sent trançaise quand tout le monde voudrait qu’elle se sente algérienne ou marocaine. Elle qui s’est toujours battue pour ne plus être écartelée entre ces trois cultures qui se côtoient difficilement en elle. Bref, elle est touchée notre Ministre de la Justice.

Le discours présidentiel semble interminable à Lachida. Elle passe vingt minutes à chercher Valérie du regard tout en ayant l’air de ne pas s’ennuyer. Mais la foule étant on ne peut plus dense et la bienséance lui interdisant de bouger, notre Garde des Sceaux se voit dans l’obligation d’attendre le cocktail donné quelques heures plus tard pour enfin retrouver l’éblouissante blonde qui a touché son cœur.

Toutes les deux se retrouvent devant le plat de petits-fours au saumon fumé et échangent une blague lamentable sur les fruits de mer. Elles comprennent alors, à ce premier fou rire et à ce second échange, qu’elles sont en train de tomber amoureuses. Évidemment, il leur faut quelques mois pour se l’avouer. Jusqu’à présent elles n’ont connu que des hommes et n’ont entendu parler du coup de foudre que dans les romans à l’eau de rose qu’elles nient avoir jamais lu. La peur, la famille, la presse, sont autant de freins qui les effrayent encore plus, mais une entrevue dans un ascenseur va tout bouleverser…

En ce mercredi pluvieux de mai, le Président de la République de Trance a décidé d’annoncer la grossesse de sa jeune épouse. Le mercredi a été choisi car c’est le jour de la famille et tout le monde a été convié à la conférence de presse. Bien entendu, Valérie se doit d’être présente en arrière-plan, le sourire aux lèvres, la joie irradiant sur son visage. Le fait qu’elle puisse avoir un tournage au fin fond de l’Auvergne pour son nouveau film ne dérange personne.

Comme à son habitude, Valérie arrive en retard. Elle descend de sa voiture juste devant les marches de l’Élysée et est surprise par une pluie battante qui la laisse trempée en quelques secondes. Seulement elle s’en moque. Elle a d’autres soucis. Elle a des problèmes avec son chef-monteur et les derniers rushes qu’elle a pu visionner de son film ne la satisfont pas. C’est donc l’esprit ailleurs qu’elle s’engouffre en courant dans l’ascenseur de l’Élysée pour rejoindre les toilettes où elle a prévu de se changer en moins de dix minutes avant de rejoindre la salle de conférence. Ce qu’elle n’avait pas prévu, c’était de se retrouver face à Lachida dans ce même ascenseur. Lachida, superbe dans son tailleur Yves-Saint-Faurent, et visiblement très absorbée par un imposant dossier.

Lachida lève les yeux de ses papiers à l’entrée de Valérie dans l’ascenseur. Elle a le souffle coupé en découvrant la jeune femme les cheveux humides, en bataille, certaines mèches collées au visage. Valérie appuie sur le bouton du troisième étage tout en laissant échapper un timide bonjour. Lachida, elle, est tellement surprise qu’elle en laisse tomber son dossier qui s’éparpille à leurs pieds. Les deux jeunes femmes se baissent alors pour ramasser les documents quand leurs mains se frôlent en tentant d’attraper la même feuille. Elles lèvent simultanément les yeux et se regardent avec une intensité qui fait vibrer l’air dans la cage d’acier. Lachida ne peut se retenir et approche doucement sa main pour s’emparer d’une mèche blonde collée sur le visage de Valérie. Elle la dépose lentement derrière son oreille tout en lui caressant la joue.

La tension sexuelle est à son paroxysme. Perdue et bouleversée par toutes les sensations qui naissent dans son corps, Valérie déclare d’une voix enrouée et chargée de désir :

« - Il ne faut pas. J’ai regardé Hospital Central et Terapia d'Urgenza et à chaque fois, au moment où elles s’embrassent, les portes de l’ascenseur s’ouvrent et quelqu’un les découvre dans cette position compromettante.
- Qui te dit que j’allais t’embrasser ? » rétorque Lachida qui a laissé échapper cette question pour se protéger de ce qu’elle ressent.

Valérie sourit. Elle vient de trouver aussi fort qu’elle, question répartie et sang-froid. Heureuse de pouvoir jouer, elle laisse échapper un simple « Si tu ne l’avais pas fait dans les trois secondes ayant suivi ton geste, c’est moi qui l’aurais fait. » Impressionnée par autant d’assurance et ce flirt flagrant, Lachida se relève, se tourne vers le bouton d’arrêt d’urgence, appuie dessus et invite Valérie à se relever en lui tendant la main…

L’arrêt de l’ascenseur ne dura que quelques minutes, le réseau de dépannage de l’Élysée étant des plus efficaces, mais si vous cherchez bien sur les photographies officielles, vous découvrirez que ni Lachida ni Valérie n’apparaissent au discours d’annonce de la grossesse présidentielle. Elles étaient bien trop occupées dans le bureau de la Garde des Sceaux…

En cliché de lesbiennes, elles s’installeront ensemble un mois après leur premier baiser et voudront un enfant quelques six mois plus tard. Consciente que le temps joue contre elle, Lachida décide de porter le premier. Pour ce qui est de la quête du géniteur, c’est une autre histoire.

Là il se fait tard, il est l’heure d’aller se coucher maintenant. Maman ne va pas tarder à rentrer du boulot. Elle travaille sur un nouveau projet de loi et sera très fatiguée. Mais oui, elle viendra te faire un bisou en arrivant, ma grande, comme d’habitude …

Isabelle B. Price (09 Janvier 2009)

Dans le prochain épisode : la quête du géniteur !

lundi 26 novembre 2012

Militantisme Pour L'Égalité des Droits (1)

© AFP
 

Je ne me suis jamais considérée comme une militante de quoi que ce soit. Je n'ai pas de cartes d'associations particulières, je n'ai jamais assisté à des conférences passionnées pour tel ou tel sujet, je ne suis pas particulièrement transgressive et surtout je suis une gentille. Du coup la désobéissance civile ou attirer l'attention très peu pour moi. Et pourtant hier, j'ai compris qu'aux yeux de ma famille je faisais partie des pires militantes qui soient. Celles qui sont agressives, qui s'insurgent, s'énervent, se battent, veulent des changements tout de suite et maintenant et pas pour les générations futures. Étrange de relever cette différence...

Resituons la discussion qui s'est déroulée après le repas, sur le projet de loi pour le mariage pour tous. Malgré mes explications, mon petit frère s'obstine à dire qu'il s'agit du mariage homosexuel parce que pour "les autres c'est de ça qu'il s'agit, le mariage homosexuel". Et peu importe si c'est faux et si ce dont il est question c'est le mariage pour tous. Les gens pensent que c'est ça donc c'est ça. Mais c'est qui ces gens ? Les hétérosexuels ? Les croyants ? Ses collègues de boulot ? Lui et ses amis ? Peu importe, c'est la réalité, la vraie, l'unique.

Ce que j'ai tenté d'expliquer, sans le moindre succès puisque de désespoir il m'a fallu quitter la pièce pour aller prendre l'air (si j'avais été une fumeuse j'en aurais grillé plus d'une à ce moment-là, c'était que je ne demandais rien d'autre que l'égalité. Est-ce qu'aujourd'hui, en 2012, c'est anormal de demander l'égalité des droits, visiblement, oui. Pourquoi ? Parce que ça va bouleverser la société et la vie de tout le monde ! Heu... les hétérosexuels pourront toujours se marier, hein. Je demande juste le droit de faire de même. Comme quand les noirs ont eu le droit d'épouser des blancs et inversement. Moi je demande juste le droit de pouvoir épouser une femme. Une évolution du mariage ni plus ni moins. Je ne veux pas d'un pacs amélioré parce que je ne veux pas être traitée différemment des autres. Mais je le suis différente. Donc je devrais accepter ce qu'on me donne et me taire. Ouch, ça fait mal.

Et puis demander le droit à l'adoption, c'est trop en vouloir, c'est trop en demander, c'est mettre la charrue avant les bœufs, c'est vouloir aller trop vite. L'accès au mariage est déjà un tel bouleversement. Alors je serais comme ça ? Je serais une femme qui en demande trop, trop vite ? Je veux tout, tout de suite ? C'est mal ? Oui. Parce que le monde est ainsi : hétérocentré, patriarcal, profondément injuste. Et non, la loi ne devrait pas me prendre en compte et s'arranger pour que je sois égale. Je suis une femme et je suis homosexuelle. Je dois l'accepter et vivre sans ennuyer la majorité.

Quand je demande l'accès au mariage, pour moi, je ne lutte pas pour les associations LGBT plus que pour les associations de respect des droits de l'Homme. Oui, pour moi il est évident que si les hétérosexuels ont ce droit, j'ai le droit d'avoir le même. Et je vois d'ici la réponse "mais vous l'avez ce droit, vous pouvez épouser un homme ! " Je demande à pouvoir épouser un homme si je veux mais au-delà, depuis que le mariage est devenu un lien par amour et non plus un moyen de réunir des patrimoines, je demande le droit d'épouser la personne que j'aime, ni plus ni moins. Mais si ça gêne tant que cela, pas de problème, on peut supprimer le mariage et offrir un pacs pour tout le monde, homo et hétéro. Allez soyons fou, réinventons notre monde. Cela ne me dérangerait pas, c'est juste une question d'égalité.

Pareil pour la question de l'adoption. C'est simple pourtant, en tant qu'homosexuelle célibataire, j'ai le droit d'adopter. La France a été condamnée il y a plusieurs années parce qu'elle avait refusé qu'une femme homosexuelle adopte. On ne peut pas refuser l'adoption en raison de l'orientation sexuelle. Très bien. Mais si je suis en couple, je veux avoir le droit d'adopter avec la personne qui partage ma vie. C'est trop demander ? Nier que je suis en couple et que je partage ma vie avec une personne que j'aime et qui va élever autant que moi cet enfant sur lequel je serais la seule à avoir des droits cela ne devrait pas m'indigner ? Je devrais accepter cette hypocrisie sans me plaindre ?

Eh bien non, je refuse. Désolée mais si demander cette égalité des droits fait de moi une militante LGBT alors je l'accepte. Je serais une militante LGBT qui se bat pour l'égalité des droits. Allez, soyez fous, mettez-moi donc dans cette case-là !

Pour moi, le véritable questionnement devrait se trouver ailleurs, notamment au niveau des techniques de procréation. Les associations LGBT demandent l'ouverture de la procréation médicalement assistée pour les lesbiennes. Le fait est qu'en France, la procréation médicalement assistée est très réglementée et n'est ouverte qu'aux couples stériles. Les lesbiennes n'étant pas stériles, cette question est intéressante à poser. Et du coup pourquoi ne pas ouvrir la PMA aux femmes célibataires ? Cette question me semble intéressante et pourrait ouvrir à débat à partir du moment où on ose sortir du "est-ce que les homos sont de bons parents ?" et "est-ce que cela ne va pas nuire aux enfants ?" Soyons honnêtes, quand on fait un enfant, qu'on soit hétéro ou homo, c'est toujours un acte égoïste.

Pareil en ce qui concerne les mères porteuses, c'est une réalité, en France on ne peut pas faire appel à une mère porteuse. Qu'on soit un couple stérile ou un couple d'hommes. Est-ce qu'il ne serait pas intéressant de se pencher sur cette question en observant ce qui se fait dans les autres pays pour essayer de faire au mieux et d'offrir la meilleure protection possible à tout le monde ?

Des questions qui sont passées sous silence alors que le débat sur le mariage pour tous reprend les mêmes arguments qu'il y a treize ans quand le gouvernement devait voter la loi sur le pacte civil de solidarité. À croire que la discussion n'avance pas et qu'on reste toujours bloqué sur les mêmes points, incapables d'évoluer avec notre temps...


Isabelle B. Price (14 Octobre 2012)

mardi 14 août 2012

Atelier d'écriture avec Cy Jung




Lors de ma participation au WGO à Biscarrosse, j'ai fait la rencontre de l'écrivaine Cy Jung qui animait un atelier d'écriture auquel j'ai participé. Le sujet était « Ah ! la femme de votre vie… Qui est-elle ? À quoi ressemble-t-elle ? Et quelle sera votre vie avec elle ? »

Les échanges ont commencé oralement par un petit tour de table où chacune a pu s'exprimer librement. Nous prenions des notes de ce qui était dit et à la fin chacune devait sélectionner trois mots marquants. Mais pas n'importe quels mots : deux noms et un verbe. Aucune dérogation n'a été accordée.

Admiration. Amour. Bout de. Chaos. Chemin. Chiffon. Complicité. Découvrir. Douceur. Échange. Égalité. Envier. Infini. Inspirer. Instant volé. Ipad. Magie. Multiplier. Partager. Passion. Respecter. Rire. Séduction. Sentiment. Sexe. Shakespeare. Soutenir. Soutirer.

La consigne était ensuite d'écrire un texte érotique au présent et à la première personne en utilisant dix mots minimum de la liste. Et avant que vous ne posiez la question non, aucune des participantes dont je faisais partie n'était prévenue. Des joues ont rougies et la panique m'a saisie mais tout le monde a relevé le défi.

Nous avons eu quelques minutes, je ne sais plus combien mais je me souviens que j'ai trouvé cela court. Et au final j'ai réussi à aligner les mots pour qu'ils forment des phrases et une petite histoire que voici (un peu d'indulgence, je n'étais pas très inspirée et puis j'étais encore sous le coup de la surprise) :

"Je découvre le fonctionnement de mon nouvel iPad quand j’arrive comme par magie sur un site pornographique. Là, sans le moindre sentiment, Marie m’inspire le désir de partager un bout de chemin avec elle. Une étoffe pas plus grande qu’un chiffon cache son sexe et décuple ma passion pour elle. Je commence alors à me caresser sans la moindre douceur. Au moment où j’allais parvenir à un orgasme libérateur, le rire d’un homme qui comptait s’amuser avec Marie me coupa soudain dans mon élan."

Cy Jung s'est également prêtée au jeu et a écrit ceci :

"Tu m’inspires. Je te partage et savoure ton rire qui a la douceur du chiffon de mon iPad. Ces instants volés forment notre passion. Peu de sentiments, pas d’admiration, beaucoup de séduction, notre amour est un échange de complicité et de magie, un ver de Shakespeare qui mène au chaos ; et je découvre ton sexe, infini, sans que l’égalité ne soit respectée. Je le soutiens. Je le soutire. J’envie ce bout de chemin où se multiplie ton plaisir."

Si vous voulez découvrir les textes des autres participantes (il y en a de magnifiques) rendez-vous sur le site officiel de Cy Jung.


Isabelle B. Price (09 Juin 2012)